Doit-on verser l’huile lorsque la poêle est froide, ou chaude ?  – Les erreurs les plus courantes en cuisine

Comme dans d’autres situations, nous avons tendance à répéter des gestes familiers dans la cuisine.

Mais il peut arriver, comme dans de nombreux cas, que nous devions changer nos habitudes confortables, quitter une zone de confort, parce que nous sommes en possession d’informations que nous n’avions pas auparavant.

Il y a beaucoup de gestes que nous répétons dans la cuisine sans nous rendre compte qu’ils sont erronés, voire nocifs. Et cela nuit non seulement à la qualité de la recette que nous sommes en train de réaliser, mais surtout à notre santé.

Les erreurs à ne pas répéter en cuisine

Découvrons quelques-unes des nombreuses erreurs que nous commettons par négligence, par ignorance ou un peu par simple habitude ; les découvrir nous permet de les éviter et de les corriger.

Laver le poulet cru à l’eau courante – C’est un geste qui vient presque automatiquement, nous pensons que c’est un geste d’hygiène, avant de commencer à le cuisiner.  Or, c’est exactement le contraire : ce geste apparemment « inoffensif » peut facilement favoriser la prolifération des bactéries à la surface du poulet.

En effet, celles-ci peuvent contaminer non seulement l’évier, mais aussi les mains et les autres ustensiles avec lesquels elles sont entrées « involontairement » en contact.

Il convient de rappeler que pour éviter la prolifération et le risque de bactéries nocives telles que E. escherichia coli, ou E. coli, un type de bactérie que l’on trouve normalement dans les intestins de l’homme et d’autres animaux, le poulet doit être cuit à une température appropriée pour éliminer les germes, sans qu’il soit nécessaire de le laver au préalable.

Bien que la plupart des souches d’E. coli soient inoffensives et remplissent des fonctions importantes dans la digestion et la santé intestinale.

Il convient de rappeler que certaines souches d’E. coli peuvent provoquer des infections et des maladies, telles que la diarrhée, la colite hémorragique, les infections urinaires, la méningite et la septicémie.

Cette erreur peut entraîner le transfert de bactéries de la viande aux légumes.

Assaisonnement excessif

Mettre trop d’huile dans la poêle – C’est certainement là que les habitudes alimentaires de chacun prennent le dessus, et il est presque impossible de cuisiner sans huile : l’huile est un assaisonnement essentiel pour de nombreux plats, mais elle doit être utilisée avec modération.

En effet, si vous mettez trop d’huile dans la poêle, vous risquez de faire frire les aliments au lieu de les faire sauter. Cela peut sembler une subtilité mineure, mais avec cette « abondance » d’huile, nous faisons grossir les aliments, mais pas les rendons plus savoureux.

Sans compter que c’est précisément l’excès d’huile qui peut atteindre des températures élevées et produire des substances nocives pour la santé.

Huile dans la poêle chaude ou froide ?

Vous êtes-vous déjà posé la question ? Eh bien, il y a une réponse à cette question qui va peut-être ébranler les habitudes bien ancrées de beaucoup d’entre nous. Il s’agit de l’une des erreurs énumérées ci-dessus.

Ne pas chauffer les poêles à frire avant de les utiliser – Nous sortons la poêle à frire du placard, la plaçons sur la cuisinière éteinte, commençons par verser la quantité d’huile nécessaire et ce n’est qu’ensuite que nous commençons à cuisiner en allumant la cuisinière à gaz. Tout cela est automatique, mais fortement déconseillé.

En effet, avant de faire sauter ou cuire la viande, il convient de chauffer légèrement la poêle sur la cuisinière, et ce sans huile. En effet, ce simple geste préventif crée une surface antiadhésive et empêche les aliments de coller ou de pâlir.

En termes scientifiques, cette action est considérée comme fondamentale pour une réaction correcte.

Il s’agit de ce que l’on appelle la « réaction de Maillard », et c’est à cette réaction que l’on doit la belle croûte dorée que l’on aime tant dans certaines recettes.

Le croustillant que l’on obtient lors de la cuisson d’un steak, par exemple, pour qu’il puisse nous donner une viande à la tendreté interne.

Le résultat est visible immédiatement : si, lors de la cuisson d’un steak, la viande est bien scellée à l’extérieur mais molle à l’intérieur, c’est que vous avez suivi la bonne procédure.

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